Commission Transports du PCF

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L'avenir du Rail est Public, ou ne sera pas !

 

L'ouverture à la concurrence et la libéralisation ont des conséquences catastrophiques dans tous les secteurs d'activité : eau, énergie, autoroutes, santé, téléphonie, Poste, éducation, banques...

Dans le ferroviaire, la concurrence a généré un report massif de marchandises du rail vers la route. En Europe, la libéralisation du secteur ferroviaire a eu des effets très négatifs sur la sécurité, la qualité du service et les tarifs, tout en dégradant les conditions sociales des salariés. de nombreux élus de gauche se battent aux côtés des cheminots et des associations d'usagers pour défendre et développer le service public SNCF. Pourtant, le 16 novembre 2011, au Parlement européen, la droite, le centre et les « socialistes » se sont prononcés dans le sens de la libéralisation, quelques verts se sont abstenus ; seul le groupe GUE/NGL, dans lequel siègent les élus du Front de Gauche ont voté contre.

Les 30 000 km de lignes ferroviaires qui irriguent la France représentent un formidable atout pour l'aménagement du territoire, la promotion d'une politique industrielle et de l'emploi au service du développement humain durable. Pourtant, notre système ferroviaire est de plus en plus attaqué au nom de la concurrence et des bienfaits qu'elle serait sensée apporter, alors qu'en réalité il est livré aux appétits des marchés financiers.

La finalité du système ferroviaire ne doit pas être la concurrence, ni l'émergence de nouveaux opérateurs. Son objectif doit être de répondre aux besoins grandissants des usagers d'un transport de qualité, fiable, ponctuel et en toute sécurité, pour les personnes et marchandises transportées comme pour les travailleurs du rail.

250 000 cheminots en 1970, 176 500 en 2002, 151 000 en 2012 : 25 500 de moins en 10 ans.

Il fallait 3 ans pour former un agent d'exécution et 2 années supplémentaires « sur le tas » pour accéder à la maîtrise sur examen. Désormais 3 semaines suffisent pour les premiers et deux semaines pour les autres. Quant aux examens, les compétences d'examinateurs (comme celles des formateurs) seront bientôt toutes à la retraite !!!

La disparition de la formation et du contrôle très spécifiques pour les métiers dangereux pour soi et pour les autres, une hiérarchie purement comptable, un éclatement de l'esprit d'équipe solidaire et protecteur ainsi qu'une réglementation allégée conduisent les agents à la faute, quand ce n'est pas à la mort (déjà 4 décès en 2012!). L'initiative réglementée a glissé vers l'improvisation incertaine. 

La sous-traitance dédouane les responsables, dégrade les conditions de travail, supprime le statut et les projets sociaux de « carrière », abaisse le niveau de sécurité et de fiabilité, remplit les poches d'anciens dirigeants de la SNCF reconvertis dans la sous-traitance privée et augmente le coût du rail pour les collectivités (donc pour les contribuables) et pour les clients (toujours usagers parce que contribuables).

Les anciens dirigeants des compagnies ferroviaires, avant la création de la SNCF en 1937, avaient compris qu'il fallait fidéliser leur personnel qualifié, c'est pour cela qu'ils ont accordé un statut spécifique aux cheminots et c'est bien pour garantir la sécurité qu'ils doivent le conserver, sinon l'améliorer.