Commission Transports du PCF

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Utiles et publics - Les transports c'est pas du luxe

Par Communication nationale, le 21 octobre 2015

Utiles et publics - Les transports c'est pas du luxe

► Utiles au quotidien, écologiques, créateurs d'emplois, le transport public ferré devrait être une priorité stratégique du gouvernement et des Régions

► De déréglementations en privatisations, à force de casse du service public, la situation est devenue invivable pour les usagers comme pour les salariés

► Le vote du 6 décembre pour la liste du Front de gauche sera l'occasion de porter des exigences avec les moyens correspondant dans ce domaine aussi

Le transport n'est pas un luxe

Le déplacement en train (TER, RER, intercités…..) est une nécessité pour un grand nombre de salariés, de lycéens, d’étudiants…  Chaque jour ils  sont des  millions à l‘utiliser pour aller travailler, étudier et s'éviter des heures perdues et tendues dans les embouteillages ou les longs déplacements.

Utile aux usagers, le rail est aussi utile écologiquement pour diminuer la circulation automobile et réduire la pollution, tant pour le transport des personnes que des marchandises.  Son développement est de nature à répondre au défi de la COP 21.

Le ferroviaire est par ailleurs un élément important pour l’aménagement du territoire et lutter pour le désenclavement. C’est enfin un atout pour l'industrie française, en termes d'emplois, d'innovation et de performance.

Toutes ces raisons devraient logiquement pousser à la mise en place d’une stratégie nationale cohérente autour de ces atouts pour améliorer la vie de nos concitoyen-nes. Ce n’est pas le cas. La logique du profit à court terme, pèse sur les choix.

Une casse organisée

La situation des transports devient de plus en plus invivable autant pour les usagers que pour les personnels qui tentent, au mieux, d'assurer le service public. Les retards se multiplient, les dessertes sont insuffisantes, les prix trop élevés, les gares déshumanisées. Depuis 1994, la droite a mis fin à la péréquation qui permettait aux lignes rentables de financer les lignes non rentables. Sous injonction des marchés financiers, de lois ferroviaires en directives européennes, avec Sarkozy comme avec Hollande, le rail a été déréglementé, le service public cassé, l’État a abandonné toute ambition en se défaussant sur les Régions auxquelles il ôte les moyens financiers nécessaires. La SNCF veut accroître sa « compétitivité » sur le dos des usagers et des cheminots. Le souci de rentabilité a remplacé les valeurs de service public et de solidarité . Tout cela pour ouvrir le transport à la « concurrence libre et non faussée » et pour le profit comme première finalité.

Et maintenant les bus Macron !

C'est au moment où le gouvernement prévoit la suppression de nombreuses lignes régionales, de dessertes de gares et des trains de nuit qu'Emmanuel Macron fait voter sa loi libéralisant totalement les autocars « pour que les pauvres puissent voyager ». Ou plutôt pour que les entreprises privées fassent des profits ? Quel mépris ! Mépris pour les citoyen-ne-s et les salarié-e-s., leur confort et leur sécurité. Mépris pour nos territoires dont certains, là où la rentabilité ne sera pas au rendez-vous, deviendront des déserts. Mépris pour la planète ; avec des centaines d'autocars nouveaux sur nos routes, au moment où s'ouvre la COP21,.

Le 6 décembre, avec le vote Front de gauche dans votre Région, vous pourrez dire oui :

► Oui à un fort investissement matériel, humain et financier pour développer le service public du transport ferroviaire solidaire

► Oui à un fonds d'investissement et de modernisation des équipements permettant un accès facilité à l'investissement et à la recherche financé notamment par une taxe sur les autoroutes

► Oui à une baisse des tarifs du train et à la gratuité pour certaines catégories de personnes

► Oui à la relance du transport de marchandises par voie ferrées pour diminuer le nombre de camions

 

TRACT - Stop au racket ! Renationalisons les autoroutes

le 16 November 2014

TRACT - Stop au racket ! Renationalisons les autoroutes

Les usagers des autoroutes ne sont pas là pour satisfaire aux appétits financiers du CAC 40 ! En 2005, les concessions d'autoroutes ont été totalement privatisées par un gouvernement de droite pour financer, déjà, le remboursement de la dette publique. Ce sont les groupes Eiffage, Vinci et consorts, qui ont racheté ces concessions.

Depuis, les péages n'ont eu de cesse d'augmenter. Sur 100 euros de péages versés, ce sont entre 20 et 24 euros qui vont directement dans les poches des actionnaires. Et le gouvernement voudrait encore que les concessions soient prolongées !

La cour des comptes et l'autorité de la concurrence n'ont de cesse de déplorer ce choix. Les parlementaires communistes et du front de gauche également, et depuis de nombreuses années. Ils ont déposé à l'Assemblée nationale et au Sénat une proposition de loi demandant la renationalisation des concessions d'autoroutes.

Le gouvernement est pour l'instant défavorable à cette proposition de loi. Lors de la discussion de cette proposition de loi au sénat le 19 juin dernier, et alors que les sénateurs socialistes, écologistes, radicaux de gauche et communistes étaient majoritaires au sénat, cette proposition de loi n'a pas été votée. Manquaient les voix des sénateurs socialistes et radicaux de gauche. Pourquoi ce refus ? Au nom de l'austérité, bien sûr, et de la dette.

Certes, il faudrait dans un premier temps financer ce rachat. Cet investissement selon plusieurs études serait vite rentabilisé. Mais après ? Vaut-il mieux que l'argent des péages aille dans les poches des actionnaires ou serve à financer la transition écologique, pour améliorer les transports pour tous ? Pour nous, c'est clair l'urgence écologique et sociale impose notre choix. Si le gouvernement est capable de donner 50 milliard pour satisfaire les exigences du Medef, il doit être capable d'investir pour les autoroutes.

On nous dit maintenant qu'il faut taxer ces sociétés d'autoroutes, mais ce n'est pas la solution. La solution, c'est que les autoroutes dont la construction a été financée en grande partie par les contribuables revienne à l’État et donc au peuple.

Une telle solution permettrait également de faire baisser des péages honteusement élevés. Tellement élevés qu'ils ont permis depuis la privatisation de réaliser 15 milliards de dividendes pour ces sociétés. Alors que l'on demande tous les sacrifices aux ménages, pour récupérer trois sous, il est temps que la finance paye son tribut, elle en a les moyens !

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La banderole : http://www.pcf.fr/sites/default/files/exe_banderolle_senat.jpg

 

TRACT - L'alternative à l'austérité et à la libéralisation

Par Communication nationale, le 21 May 2014

TRACT - L'alternative à l'austérité et à la libéralisation

Partout, en France comme en Europe, les politique de libéralisation et d'austérité se développent et montrent leur méfaits. Le rail n'échappe à ce phénomène. De « paquets » en « paquets », les vagues de libéralisation successives couplées à des politiques d'austérité, de coupes dans les budgets des services publics, ont contribué à démanteler progressivement le service public du transport ferroviaire en France. Infrastructures qui se détériorent, privatisation directe ou rampante, explosion des tarifs des usagers, choix du tout camion au lieu de la transition écologique par le fret ferré… Loin de mettre un coup d'arrêt à cette spirale, le projet de loi gouvernemental constitue un pas de plus vers le démantèlement du service public et du statut des cheminots. Les cheminots, comme les usagers, sont en colère.
Aucune des exigences portées et indispensables ne sont traitées :
pas de réunification réelle de la SNCF et de RFF
soumission au règne de la concurrence et de la libéralisation au lieu de confirmer l’État dans son rôle d'exploitant et d'aménageur.
aucun effort pour la réduction de l'endettement qui plombe les investissements et aggrave la vétusté du réseau et des matériels.
pression sur le statut, les salaires et suppressions massives d'emploi…
Il faut changer de cap.
Une ambition, un service public au service de la transition écologique
Le Parti communiste français et le Front de gauche soutiennent les revendications des cheminots et de l'intersyndicale qui manifestera le 22 mai à Paris. Dans la continuité de la bataille que ses députés européens ont mené, notamment contre le 4ème paquet ferroviaire, le Front de gauche est porteur d'une véritable alternative.
Nous proposons notamment :
de repousser l'application du 4ème paquet ferroviaire ;
une réunification complète de RFF et de la SNCF comme entreprise nationale des chemins de fer à statut intégralement public, intégrée et porteuse de missions affirmées de service public voyageurs et fret.
de relancer un véritable plan fret, notamment par le développement du wagon isolé, comme levier majeur de l'indispensable transition écologique.
la reprise par l’État de l'endettement du système ferroviaire et la recherche de nouveau financement.
la mise en discussion immédiate des conditions sociales et salariales, avec des objectifs concrets de revalorisation. De bons salaires ne sont ennemis de la sortie de crise, au contraire.
La mise en œuvre de ces propositions suppose qu'on s'en prenne enfin au dogme de la concurrence libre et non-faussée, que l'on fasse le choix de la réponse aux besoins plutôt que de se soumettre au culte de l'austérité.
Le 25 mai prochain, en votant pour les candidates et les candidats du Front de gauche, vous donnerez de la force une gauche diverse mais déterminée à mettre un coup d’arrêt aux politiques libérales et à construire une alternative, en France et en Europe.

Le 25 mai, un seul tour. Votez Front de gauche !

Face à la libéralisation du transport ferroviaire, quelle politique de service public en 2012 ?

le 01 December 2011

Face à la libéralisation du transport ferroviaire, quelle politique de service public en 2012 ?

Tract - Essence : se déplacer devient un luxe

le 11 juillet 2008

Tract - Essence : se déplacer devient un luxe

Le 11 juillet, les communistes, pour protester contre le rackett des automobilistes, ont décider de vous adresser leurs propositions et de vous ouvrir 8 péages en France. Depuis quelques jours, le prix de l'essence à la pompe vient de passer les 1,50 €. Dans le budget des ménages qui ont pourtant modi- é leurs habitudes et notamment réduit le kilométrage parcouru, la part des dépenses en carburant atteint des niveaux inégalés. Ce sont d'abord les plus modestes qui sont touchés, mais aussi ceux qui, faute de transports publics su- sants, sont contraints d'utiliser l'automobile, notamment pour se rendre sur leur lieu de travail, ou pour en chercher... Au-delà, c'est toute l'économie qui est menacée, notamment les pêcheurs et les agriculteurs déjà fragilisés.